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Enfants · Grenoble & Fontanil-Cornillon

Hypnose pour l’énurésie et l’encoprésie secondaires de l’enfant, à Grenoble

Votre enfant était propre, et les pipis au lit ou les accidents sont revenus ? C’est fréquent, ce n’est la faute de personne, et cela se travaille. L’hypnose aide l’enfant à apaiser ce qui le préoccupe et à retrouver confiance en son corps, en complément du suivi par votre médecin.

Séance recommandée : hypnose ericksonienne · 1 h 30 · 80 €

Quand l’enfant qui était propre ne l’est plus

On parle d’énurésie secondaire quand un enfant de plus de 5 ans recommence à faire pipi au lit après avoir été sec pendant au moins six mois d’affilée[1]. L’encoprésie secondaire, c’est la même chose pour les selles : après l’âge de 4 ans, des fuites ou des selles dans la culotte réapparaissent alors que la propreté était acquise.

Ces rechutes surviennent souvent après un changement ou une période de tension : naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur, déménagement, séparation des parents, entrée à l’école, deuil, conflit…[2] L’enfant ne le fait pas exprès. Son corps exprime quelque chose qu’il n’arrive pas encore à mettre en mots.

Vous vous reconnaissez peut-être

Primaire ou secondaire ?

Énurésie primaire et secondaire : quelles différences ?

La nuit, les deux se ressemblent. Mais elles n’ont ni la même histoire ni les mêmes causes, et c’est ce qui guide l’accompagnement.

Énurésie primaire Énurésie secondaire
DéfinitionL’enfant n’a jamais été sec la nuit pendant six mois d’affilée.L’enfant a été sec pendant au moins six mois, puis les pipis au lit sont revenus.
FréquenceLa forme la plus courante. Environ 15 % des enfants sont concernés par l’énurésie, toutes formes confondues[2].Moins fréquente, elle apparaît souvent plus tard, après une période de propreté.
Causes principalesSurtout physiologiques : vessie encore immature, production d’urine importante la nuit, sommeil très profond, terrain familial.Souvent un événement ou une période de stress. Parfois une cause médicale (infection urinaire, constipation, diabète) qu’il faut écarter.
ÉvolutionElle disparaît souvent d’elle-même en grandissant.Elle peut s’installer tant que ce qui l’a déclenchée n’est pas apaisé. Le vécu émotionnel pèse lourd.
Premières réponsesMesures simples au quotidien, puis alarme ou médicament prescrits par le médecin.Bilan médical, puis travail sur ce qui a déclenché la rechute et sur la confiance de l’enfant.
Place de l’hypnoseEn complément, surtout quand l’enfant se décourage ou que l’énurésie pèse sur son moral.Une approche pertinente, car elle agit à la fois sur le stress et sur la relation de l’enfant à son corps.

Et l’encoprésie ? La logique est la même : primaire si l’enfant n’a jamais été propre pour les selles, secondaire si les fuites reviennent après une période de propreté. Elle s’accompagne presque toujours d’une constipation : l’enfant se retient, les selles s’accumulent et finissent par déborder sans qu’il le sente[3]. Le traitement de la constipation par le médecin est donc toujours la première étape.

Au-delà des draps mouillés

Un impact réel sur l’enfant et sur la famille

L’énurésie et l’encoprésie ne sont pas graves sur le plan médical, mais elles pèsent lourd au quotidien. Et plus l’enfant grandit, plus elles pèsent.

L’estime de soi

Honte, peur d’être découvert, sentiment d’être « différent » : les enfants concernés ont souvent une moins bonne image d’eux-mêmes, qui s’améliore quand les accidents cessent.

La vie sociale

Nuits chez les copains, colonies, classes vertes : l’enfant évite tout ce qui pourrait le trahir et finit par se mettre à l’écart. Les fuites de selles l’exposent aussi aux moqueries.

La vie de famille

Lessives, réveils, fatigue, agacement… La tension monte vite, et les reproches, même involontaires, entretiennent le problème au lieu de le régler.

Le plus important : ne jamais punir ni humilier l’enfant. Il ne contrôle pas ce qui se passe. Le rassurer et l’associer à la solution, c’est déjà un premier pas.

La puissance de l’hypnose chez l’enfant

Les enfants sont naturellement doués pour l’hypnose. Ils passent une grande partie de leurs journées dans l’imaginaire : ils jouent, inventent des histoires, deviennent pirate ou exploratrice en une seconde. C’est exactement ce que mobilise l’hypnose. La réceptivité à l’hypnose atteint d’ailleurs son maximum vers la fin de l’enfance, autour de 9 à 12 ans[4].

Avec un enfant, pas besoin de fermer les yeux ni de rester immobile. La séance ressemble à un jeu : une histoire, un personnage, un « super-pouvoir » à découvrir. On peut par exemple imaginer un gardien qui veille sur la vessie pendant la nuit et réveille l’enfant quand il le faut, ou un bouton pour baisser le volume de la peur. L’enfant s’approprie vite l’outil et peut l’utiliser seul, le soir, avant de s’endormir.

Côté recherche, les études sont encore peu nombreuses, mais encourageantes. Dans un petit essai comparant l’hypnose à un médicament contre l’énurésie, les enfants accompagnés par hypnose rechutaient nettement moins après la fin du traitement[5]. Et pour les troubles digestifs fonctionnels de l’enfant, comme les douleurs abdominales, l’hypnose a montré une efficacité solide[6].

Illustration : un enfant endormi dans son lit, une bulle de rêve lumineuse au-dessus de lui, la lune et une veilleuse

Comment l’hypnose peut aider

Comment l’hypnose aide votre enfant

L’objectif n’est pas de « forcer » la propreté, mais d’aider l’enfant à retrouver ses propres repères, à son rythme.

Apaiser ce qui le préoccupe

Dédramatiser, mettre des mots et des images sur le changement ou l’inquiétude qui a déclenché la rechute.

Écouter les signaux du corps

Renforcer, par l’imaginaire, le lien entre les sensations de la vessie ou du ventre et le réveil, ou le passage aux toilettes.

Retrouver confiance

Lui redonner le sentiment qu’il en est capable, avec un petit rituel d’auto-hypnose à faire le soir.

Avant de commencer : faites d’abord examiner votre enfant par son médecin, pour écarter une cause médicale (infection urinaire, constipation, diabète…). Consultez rapidement si la rechute s’accompagne d’une soif intense, d’une perte de poids, de douleurs ou de brûlures en urinant, ou d’un changement brutal de comportement. L’hypnose vient toujours en complément du suivi médical.

Déroulé

Comment se passe l’accompagnement

Un cadre bienveillant, adapté à l’âge de votre enfant, dans lequel il est acteur de la séance.

1

On fait le point ensemble

Avec vous, puis avec votre enfant : depuis quand, dans quelles circonstances, ce qu’il en pense et ce qu’il aimerait changer.

2

La séance d’hypnose

Une hypnose ludique et active, faite d’histoires et d’images choisies avec lui. Selon son âge et son envie, vous pouvez rester dans la pièce.

3

À la maison

Un petit rituel du soir à faire seul, et quelques repères pour vous, parents, pour l’accompagner sans mettre de pression.

Combien de séances ?

En général, 2 à 3 séances espacées de deux à trois semaines. Chaque enfant avance à son rythme, et son accord est indispensable : on ne l’hypnotise jamais contre son gré.

Séances & tarifs

Quelle séance choisir ?

La séance d’hypnose ericksonienne (1 h 30) est la plus adaptée : elle laisse le temps d’échanger avec vous, puis de travailler avec votre enfant à son rythme. Pour un mineur, le rendez-vous est pris par un parent ou un représentant légal, dont l’accord est indispensable.

Séance recommandée

Hypnose Ericksonienne

80 €

1 h 30

Une séance sur mesure pour avancer sur ce qui vous freine.

Espèces ou carte bancaire.

Questions fréquentes

Vos questions sur l’hypnose, l’énurésie et l’encoprésie

Dès 5 ou 6 ans, à partir du moment où l’enfant comprend ce qu’on lui propose et a envie d’essayer. La séance est adaptée à son âge : plus courte et plus ludique pour les plus jeunes.

Oui. Avant toute séance, un examen par le médecin traitant ou le pédiatre permet d’écarter une cause médicale. Pour l’encoprésie, la constipation doit être traitée en parallèle : l’hypnose ne remplace pas ce traitement.

Non. Elle vient en complément des solutions proposées par votre médecin, et peut être associée à une alarme ou à un traitement. N’arrêtez jamais un traitement sans son avis.

Oui, si votre enfant le souhaite. Les plus jeunes se sentent souvent plus à l’aise avec un parent dans la pièce, les plus grands préfèrent parfois être seuls. On en décide ensemble.

C’est une énurésie primaire. Elle disparaît souvent en grandissant et relève d’abord des solutions médicales, comme l’alarme. L’hypnose peut compléter cette prise en charge, en particulier quand l’enfant se décourage ou que l’énurésie pèse sur son moral.

Oui. L’énurésie est d’ailleurs plus fréquente chez les enfants TDAH. L’hypnose active pratiquée au cabinet s’adapte à leur fonctionnement : on peut bouger, parler, garder les yeux ouverts. En savoir plus sur l’accompagnement des personnes neuroatypiques.

Sources

  1. Úbeda-Sansano M. I., Martínez-García R. Enuresis. Let’s look towards the future. What concepts are useful? Anales de Pediatría, 2021 ; 95(2) : 69-71 (définitions de l’International Children’s Continence Society). Consulter la source
  2. Santé.fr, ministère de la Santé. Énurésie (pipi au lit). Consulter la source
  3. Campeotto F. (Hôpital Necker). L’encoprésie de l’enfant. FMC-HGE. Consulter la source
  4. Morgan A. H., Hilgard E. R. Age differences in susceptibility to hypnosis. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, 1973 ; 21(2) : 78-85. Consulter la source
  5. Huang T., Shu X., Huang Y. S., Cheuk D. K. L. Complementary and miscellaneous interventions for nocturnal enuresis in children. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2022. Consulter la source
  6. Vlieger A. M. et al. Hypnotherapy for children with functional abdominal pain or irritable bowel syndrome: a randomized controlled trial. Gastroenterology, 2007 ; 133(5) : 1430-1436. Consulter la source

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